La Lettonie en revue 16/11/2021

Les articles ont été sélectionnés du 1 au 15 novembre 2021 et portent sur les commémorations du jour de Lāčplēsis, les actualités du ministère étranger, la création d'une plateforme numérique qui relie l'expression artistique et les problèmes sociaux et l'aide sanitaire française en Lettonie.


Medicīnas preču krava no Francijas

Aide sanitaire française apportée à la Lettonie

Le 8 Novembre 2021 à Riga un convoi de matériel médical provenant de la France a été reçu. Ce matériel est destiné aux hôpitaux en Lettonie. Cet envoi a été réalisé grâce au mécanisme européen de protection civile.

En octobre 2021 la courbe d’infection pulmonaire au Covid-19 a atteint le plus haut point depuis le début de la crise sanitaire. Suite à cette propagation accélérée du virus et en répondant à la saturation du secteur médical en Lettonie le 11 octobre 2021 le gouvernement a prononcé l’état d’urgence. Du 21 octobre au 15 novembre le confinement a été restauré sur tout le territoire du pays. Les autorités lettonnes ont également fait appel à l’aide internationale pour combler les manques au niveau du matériel médical et des moyens de protection sanitaire ainsi que des médicaments.

 

Les commémorations du 11 novembre – le jour de Lāčplēsis, hommage aux défenseurs de la liberté

Le 11 novembre la Lettonie célèbre le jour de Lāčplēsis. Il s’agit du jour où les soldats de l’armée de la nouvelle Lettonie indépendante en 1919 ont chassé les troupes russo-allemandes de Bermont-Avalov et libéré Riga. Chaque année en rendant hommage à cet événement, si important dans l’histoire de la Lettonie, le 11 novembre, le jour de Lāčplēsis, est fait un hommage aux soldats qui ont combattu pour la liberté.

Les sources historiques attestent que le 11 novembre 1919 pour honorer l’armée lettonne qui a libéré la capitale d’un adversaire mieux armé et bien plus fort, toutes les cloches des églises de Riga se sont mises à sonner. Ainsi en 2021, en honorant les combattants, les cloches ont sonné dans les églises de Riga. Après une messe solennelle dans la cathédrale protestante de Rīga, les membres du gouvernement et le président ont déposé leurs fleurs aux pieds de la statue qui représente la liberté et la Lettonie au cimetière Brāļu Kapi. Parmi eux le président Egils Levits, le premier ministre Krišjānis Kariņš, la présidente du parlement letton Ināra Mūrniece, le maire de Riga Mārtiņš Staķis, et d’autres membres du gouvernement.

A cause des restrictions sanitaires dues à la propagation du virus Covid-19, les soldats de l’armée lettonne ont dû amplement s’adapter non seulement pour ces événements commémoratifs mais aussi dans leur profession. Ces capacités d’adaptation ont été saluées par le Commandant des forces nationales armées Leonīds Kalniņš.

A cause des restrictions sanitaires, le dépôt de bougies au fort du château de Riga – une tradition du 11 novembre – a été déconseillé pour éviter les rassemblements de personnes et en priant de respecter les distances de sécurité. C'est une tradition pour les habitants de Riga d'allumer les bougies pendant la commémoration du 11 novembre, qui date de 1988. En cette date dans la tour de Saint Esprit du château, le drapeau national a été levée pour la première fois.

Les sources pour la commémoration du jour de Lāčplēsis sont à chercher en rapport aux évènements qui se déroulaient sur la rive gauche de Daugava à Riga en 1919. Ce jour-ci se déroulait l’étape la plus difficile des Combats pour la liberté. L’armée lettonne a chassé les troupes russo-allemandes de Pavel Bermont et libéré Riga. Cela a été fait par une petite armée de Lettonie, pays qui a été proclamé pour la première fois l’année d’avant. Pendant le jour de Lāčplēsis en Lettonie, on célèbre non seulement cette victoire, mais aussi, nous commémorons les combattants qui sont morts dans ces batailles pour la liberté de Lettonie.


 

Un représentant letton Mārtiņš Paparinskis a été élu à la Commission de droit international de l'ONU pour une durée de cinq ans, de 2023 à 2027

Le ministère des affaires étrangères a informé que les Pays Baltes avaient nommé un candidat pour l’élection à la commission de droit international pour la première fois. A l’aide d’une campagne dynamique, Paparinskis a réussi à se faire reconnaître à l’échelle internationale et à obtenir du soutien international pour cette élection. Dans le groupe des pays de l’est, sept candidats ont été proposés pour l’élection en question. Le groupe de l'est est composé de trois personnes.

« Alors que nous cherchons des réponses à de nouveaux défis à l’échelle globale le représentant des Pays Baltes contribuera et participera au processus de développement du droit international », a souligné le ministère des affaires étrangères. Cette victoire électorale dans la Commission du droit international est importante, car la Lettonie se prépare à candidater au Conseil de sécurité de l’ONU en 2025.

Mārtiņš Paparinskis est professeur associé en droit international public à l'University College de Londres. Actuellement, il est le représentant de la Lettonie à la Cour Permanente d’arbitrage et à la Cour de réconciliation et d’arbitrage EDSO. Il est également membre du groupe d’experts au Centre International pour le Règlement de différends relatifs aux investissements, et membre du groupe d’experts arbitres. Paparinskis est le membre du Conseil d’administration de l’agence Européenne des droits fondamentaux ainsi que le représentant du comité d’experts de la Convention de protection et d’utilisation des cours d’eau transfrontalières et des lacs internationaux de l’ONU.

L’objectif de la Commission de droit international est la codification et le développement progressifs du droit international. La commission a été créée en 1947 et elle accueille 34 experts indépendants qui sont élus à l’Assemblée Générale de l’ONU. La commission a créé beaucoup d’instruments de droit international importants.


Un lieu ou évoquer l’expérience de la violence conjugale. Plateforme numérique “Musée des preuves matérielles”

Une nouvelle plateforme et collection “Le musée des preuves matérielles” a vu le jour en automne 2021. Au centre de cette dernière – l’expérience des femmes qui ont vécu des relations violentes à leur domicile et dans le contexte familial.

La plateforme a été créé comme continuation à l’exposition qui a eu lieu en septembre 2020 pendant le Festival International du théâtre nouveau “Homo Novus”. Dans cette plateforme numérique il est possible de découvrir la collection du musée. Cette dernière est constituée d’objets du quotidien – les témoins silencieux de la violence conjugale. Ces objets ont été envoyés depuis différentes régions lettonnes. “Ce sont des choses que personne n’accepterait comme preuves valables devant la justice ou devant la police. Mais dans ce projet, elles dévoilent des histoires difficiles et douloureuses,”  ont expliqué les représentantes du projet.

Les autrices du projet Jana Jacuka et Laura Stašāne continuent de compléter cette collection et invitent chaque femme ayant souffert de violence à y contribuer, en envoyant son objet accompagné de son histoire ou bien à le faire de manière anonyme sur la plateforme numérique.

“La violence conjugale n’est pas un problème qui concerne uniquement les victimes, elle concerne toute la société. La moindre des choses que nous pouvons faire, est de créer un lieu sûr où il est possible de parler et briser le silence infligé par la peur et par la honte. La société n’offre pas beaucoup de lieux et de possibilités pour parler. L’art est un des moyens qui peut redonner à une personne son estime d’elle-même et rappeler qu’elle n’est pas toute seule. Pour les autres, c’est la possibilité de comprendre et connaitre ce qui se passe,” soulignent les autrices du projet.

Les créatrices du « Musée des preuves matérielles » citent une recherche effectuée par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union Européenne “La violence à l’égard des femmes. Une enquête a l’échelle de l’UE”. Elles notent qu’un tiers des femmes en Lettonie a connu de la violence émotionnelle, physique, sexuelle ou économique dans sa famille. Seulement 17% des cas sont traités par la police.

« Nous souhaitons dire qu’évoquer son expérience et parler de la violence conjugale est normal. Ces femmes sont nombreuses et elles nous entourent au quotidien. La violence n’est pas un secret avec lequel on doit vivre toute seule. En rompant le silence sur leur expérience, elles peuvent aider les autres. »

La plateforme numérique a été créé en langue lettonne et anglaise.

 

 

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